Rencontrez Mark White

Mark White est le directeur général de l'Autorité de réglementation des services financiers de l’Ontario.

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Initialement publié le 26 mars 2019

Cet article fait partie de la série de discussions du Bureau des investisseurs avec des personnalités du secteurSecteur Partie de l’économie où les entreprises fournissent des produits ou services semblables ou connexes. Peut aussi faire référence à un groupe.+ Lisez la définition complète des services financiers du Canada dont le travail a un impact sur les investisseurs. Les opinions exprimées dans cet article sont entièrement celles de Mark Gordon et elles ne représentent pas les opinions de la CommissionCommission Somme que vous versez à un courtier ou à un mandataire pour ses services. On l’appelle souvent « commission de vente ». Par exemple, vous versez des honoraires à la personne qui achète ou vend des actions ou des biens immobiliers pour vous.+ Lisez la définition complète des valeurs mobilières de l’Ontario ou du Bureau des investisseurs.

Rencontrez Mark

Je suis avocat de formation, et l’une des raisons pour lesquelles j’ai étudié le droit était mon intérêt pour les politiques publiques. En fait, ma première expérience en matière de politique publique remonte au début de ma carrière, lorsque j’ai travaillé à la Commission de l’énergie de l’Ontario. J’ai également travaillé dans diverses institutions financières et j’ai été surintendant adjoint au Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) pendant la crise financière. J’ai fini par revenir au travail sur la réglementation et les risques dans le secteur privé, mais j’ai réalisé que l’opportunité de contribuer d’un point de vue de politique publique me manquait. Le service public, et ce que j’ai fait au BSIF, m’a fait réaliser que c’était probablement la chose la plus importante que j’avais faite dans ma carrière jusqu’à ce moment-là. Ainsi, lorsque l’occasion de devenir chef de la direction de l’Autorité de réglementation des services financiers de l’Ontario (ARSF) s’est présentée, j’ai pensé que c’était une autre excellente façon de servir le public.

À propos de son rôle à l‘ARSF…

En tant que directeur général, je suis responsable du large éventail de secteurs que l’ARSF réglemente. L’ARSF a un vaste mandat, qui comprend la réglementation des coopératives de crédit, des pensions, de l’assurance-vieAssurance-vie Assurance qui verse de l’argent à votre famille ou à un autre bénéficiaire à votre décès. Elle peut leur procurer un revenu et contribuer à payer vos funérailles et d’autres coûts finaux.+ Lisez la définition complète, de l’assurance des biens et des risques divers, des tarifs automobiles et des courtiers en prêts hypothécaires, et couvre à la fois de matière prudentielle et des règles de conduite. Mon rôle consiste notamment à m’assurer que nous disposons des bonnes personnes et que je crée les bons processus et la bonne dynamique.

Je dirai que l’un des aspects culturels que nous voulons construire est que nous voulons avoir une organisation qui se consacre à l’amélioration continue. Il s’agit de créer des contrôles et des équilibres au sein de l’organisme, en reconnaissant que les organisations modernes et performantes ne sont pas cloisonnées : elles sont plates, flexibles, forment des équipes et sont orientées vers la résolution de problèmes. Et, comme je l’expliquerai plus tard, il s’agit également de s’assurer que vous disposez d’un régulateur dynamique capable de réagir aux changements, et ce, de la direction jusqu’aux échelons inférieurs.

À propos de la création d’une nouvelle organisation…

Nous nous appuyons sur les meilleurs éléments de la Commission des services financiers de l’Ontario (CSFO) et de la Société ontarienne d’assurance-dépôts (SOAD), deux organismes de réglementation existants auxquels succédera l’ARSF. Le but est de prendre ces organismes, de garder ce qu’il y a de mieux et de trouver comment l’améliorer. Et le meilleur commence avec les personnes qui s’occupent réellement de la réglementation au quotidien. Les intervenants – qu’il s’agisse du secteur, des consommateurs, des groupes d’intérêt public ou du gouvernement – sont tous d’accord pour dire que les personnes actuellement en poste à la CSFO et à la SOAD sont très fortes. Et, lorsque nous avons consulté les membres des organisations patrimoniales, il était évident qu’ils étaient extrêmement dévoués au service public et qu’ils considéraient l’ARSF comme une opportunité de mieux servir le public.

Si quelqu’un me demande quelle est la seule chose qui doit être différente, c’est que la réglementation doit être dynamique. Et c’est parce que les affaires sont dynamiques, et jamais qu’autant qu’aujourd’hui.

Nous avons besoin d’un organisme de réglementation qui comprend les changements en cours dans les entreprises et leur impact sur le consommateur et le public. J’examine chaque aspect de ce que l’ARSF réglemente, et la constante est le changement. L‘ARSF doit être en mesure d’y réagir.

En ce qui concerne les rôles et responsabilités de l’ARSF…

L’ARSF est à la fois un organisme de réglementation prudentielle et un organisme de réglementation des pratiques commerciales, et elle est également multisectorielle, ce qui signifie que nous réglementons plusieurs secteurs. Cela nous place donc dans une position unique, surtout si l’on considère que les frontières entre les différents services financiers continuent de s’estomper.  Par exemple, il existe des compagnies d’assurance qui proposent des produits très similaires aux produits d’investissement. Certains régimes de retraite à cotisations définies sont très similaires – selon leur mode de fonctionnement – à un compte de placement privé ou à un compte de placement REER. Il existe des coopératives de crédit qui s’occupent d’assurance et de conseil en investissement. Et donc, tout ça commence à se mettre en place.

Le défi de l’ARSF sera de trouver des points communs et de l’efficacité. Par exemple, en ce qui concerne les intérêts des consommateurs, il y aura des principes soulignant la manière dont nous voulons que les consommateurs soient traités dans tous les différents secteurs, tout en reconnaissant que chaque secteur aura ses propres produits et services, modèles de distribution et structures industrielles.

En ce qui concerne les priorités de l’ARSF…

Le consommateur, l’intérêt public, est au cœur de tout ce que nous faisons. J’utilise le terme « consommateur » au sens large, car, lorsque nous examinons nos objectifs statutaires, il s’agit de membres de caisses de retraite, de bénéficiaires de pensions, de membres de coopératives de crédit, d’acheteurs d’assurance, de débiteurs hypothécaires, etc.

Nous sommes actuellement en train de consulter les intervenants. Nous nous efforçons d’être une organisation très transparente et nous soumettons nos propositions de priorités et de budget à des commentaires. Bien que nous n’entrions que dans notre première véritable année d’activité, nous voulons donner à tous les intervenants l’occasion de comprendre ce que nous proposons de faire et de nous faire partPart Ce que vous achetez lorsque vous investissez dans un fonds commun de placement. Semblable à une action. Par exemple, vous pourriez acheter 100 parts dans un fonds commun de placement.+ Lisez la définition complète de leurs réflexions.

Et, à travers ces priorités, on trouve de nombreux objectifs axés sur le consommateur. Nous avons également des objectifs intersectoriels et des objectifs sectoriels. Dans les priorités intersectorielles, il y a un objectif spécifique concernant la protection du public ou des intérêtsIntérêts Frais exigés par un prêteur à une personne qui emprunte de l’argent. Frais qu’obtient une personne qui prête de l’argent. Les intérêts sont généralement exprimés sous forme de pourcentage annuel, comme 5 %. Exemples : Si vous empruntez, vous devrez payer des intérêts. Si vous achetez un CPG, la banque vous versera des intérêts. La banque utilisera…+ Lisez la définition complète des consommateurs, et il s’agit de s’assurer que nous concentrons nos ressources et que nous construisons notre organisation de manière à ce que la perspective du consommateur soit présente tout au long de celle-ci. Une grande partie de ce travail consistera à s’assurer que nous disposons d’un bureau des consommateurs et d’un responsable des consommateurs qui sera l’un des dirigeants de l’organisation. Cette personne sera intégrée à la fonction politique et veillera à ce que, lors de l’élaboration de la stratégie ou de la politique de l’organisation, les consommateurs fassent partie de notre modèle d’engagement des intervenants et que nous tenions compteCompte Entente que vous avez conclue avec une institution financière concernant votre argent. Vous pouvez ouvrir un compte pour faire des dépôts et des retraits, accumuler des intérêts, emprunter une somme d’argent, investir, etc.+ Lisez la définition complète de leurs points de vue. Il existe également deux priorités essentielles, à savoir la réduction de la charge et l’efficacité réglementaire, qui se poursuivront au-delà de notre lancement.

En ce qui concerne les progrès réalisés jusqu’à présent, les étapes importantes et le lancement…

Nous sommes sur une très bonne voie vers notre lancement à la fin du printemps 2019. Nous investissons dans l’infrastructure de notre organisation et nous nous assurons que nous disposons d’une plateforme sur laquelle nous pouvons nous appuyer. Ces éléments fondamentaux, comme la technologie, les ressources humaines et la paie, la reprise après sinistre et la sécurité des données, sont importants pour que nous puissions ensuite commencer à travailler sur les systèmes et processus de base.

Nous travaillons également sur la transition culturelle. Nous avons mené des consultations avec les employés et d’autres intervenants. Nous avons également procédé à un examen indépendant des processus afin de jeter un regard neuf sur ce que nous faisons. Et nous sommes en bonne voie pour entamer la transformation culturelle et l’autonomisation de l’organisation, ainsi que la transformation réglementaire qui se poursuivra pendant plusieurs années.

En ce qui concerne la réaction des intervenants…

Lorsque je suis arrivé ici il y a neuf mois, je me suis fait une priorité de sortir et de parler à autant d’intervenants que possible. Je l’ai appelé ma tournée d’écoute. Je suis heureux que de nombreux intervenants aient déclaré que nous avons bien écouté, comme en témoignent les priorités que nous proposons. Et, bien que nous ayons une liste exhaustive de priorités, nous sommes également assez mesurés dans la mesure où nous disons : voilà ce que nous allons faire la première année, et voilà ce que nous allons faire la deuxième année, et les années suivantes. Je pense donc que nous avons les bonnes priorités et que les premières réactions ont été positives.

Avez-vous un dernier mot?

Bien que l’ARSF se concentre sur ses priorités, sur l’intégration des deux organismes de réglementation existants et sur l’avancement en tant qu’organisme de réglementation dynamique, il est également très important d’assurer la continuité de la réglementation. Les demandes en cours de traitement seront poursuivies sans délai. Nous allons hériter du cadre d’orientation et des précédents qui existent. Et, tandis que nous mettons en place des compétences et des capacités supplémentaires afin de pouvoir travailler sur nos nouvelles priorités, nous continuons à veiller à ce que la réglementation reste inchangée pour ceux qui comptent sur l’organisme de réglementation.

Il est important pour la population de l’Ontario qu’il n’y ait pas de perturbation de la réglementation et que la réglementation actuelle soit améliorée, ce qui se fera au fil du temps.

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