Évaluation des connaissances des investisseurs canadiens

Notre étude sur les connaissances des investisseurs offre un nouvel éclairage sur la compréhension qu’ont les Canadiens des coûts et des protections en matière de placements et indique dans quelle mesure ils sont au fait de leur propre littératie financière.

Introduction

Il vous sera plus facile de prendre des décisions éclairées si vous êtes davantage au fait de ce que vous savez et ne savez pas. C’est particulièrement vrai lorsqu’il est question de placements. C’est pourquoi la CommissionCommission Somme que vous versez à un courtier ou à un mandataire pour ses services. On l’appelle souvent « commission de vente ». Par exemple, vous versez des honoraires à la personne qui achète ou vend des actions ou des biens immobiliers pour vous.+ Lisez la définition complète des valeurs mobilières de l’Ontario a mené une étude sur les connaissances des investisseurs à l’échelle du Canada afin d’évaluer leur niveau de littératie financière.

L’étude a permisPermis Permis délivré à l’agent ou à la compagnie d’assurances qui a satisfait aux normes établies par l’industrie de l’assurance. Réglementé par la Commission des services financiers de l’Ontario (CSFO)+ Lisez la définition complète de découvrir des informations précieuses sur ce que les Canadiens savent et ne savent pas en matière de placements.

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Principales conclusions

Dans le cadre de l’étude sur les connaissances des investisseurs, les réponses qu’ont données plus de 2 500 Canadiens à différentes questions de littératie financière couvrant un éventail de sujets liés aux placements ont été analysées. Le sondage en ligne a été conçu par le Bureau des investisseurs de la CVMO.

Dans l’ensemble, l’étude a révélé que les investisseurs canadiens détiennent un vaste éventail de connaissances en matière de placements, ayant en moyenne répondu correctement à 53 % des questions. Toutefois, elle a aussi permis de dévoiler des lacunes dans un certain nombre de domaines, notamment :

  • les coûts liés aux placements et à la protection des investisseurs, domaines dans lesquels les investisseurs détenaient le moins de connaissances;
  • la surévaluation des connaissances financières, qui touche environ trois investisseurs canadiens sur dix;
  • le niveau de connaissance financière des femmes est moins élevé que celui des hommes.

L’étude a également démontré que les investisseurs autonomes avaient le plus de connaissances financières. En moyenne, les investisseurs autonomes ont répondu correctement à 59 % des questions, comparativement à 52 % pour les investisseurs qui font appel à des conseillers et à 49 % pour les investisseurs qui utilisent un robot-conseiller.

Le Canada a l’un des taux de littératie financière les plus élevés au monde. Selon l’étude « S&P Global FinLit Survey 2020 », 68 % des Canadiens s’y connaissent en finance. L’Australie, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, Israël, les Pays-Bas et la Norvège sont d’autres pays qui affichent des taux de littératie financière élevés.

Ce rapport permet de mieux comprendre le niveau de littératie financière des Canadiens. L’identification des lacunes en matière de connaissances peut contribuer à l’élaboration de ressources ciblant l’éducation des investisseurs. Les résultats de l’étude peuvent également être utilisés pour appuyer les efforts qui sont déployés au niveau de l’engagement et de la sensibilisation et renforcer l’élaboration de politiques au Bureau des investisseurs de la CVMO.

Aperçu du sondage

Les participants au sondage ont répondu à 27 questions de littératie financière couvrant un éventail de sujets liés aux placements. Les questions évaluaient les connaissances financières objectives des participants au sondage. En moyenne, les participants ont répondu correctement à un peu plus de la moitié des questions liées à la littératie financière.

Les questions portaient sur cinq domaines clés qui déterminent dans quelle mesure les investisseurs sont aptes à prendre des décisions d’investissement éclairées :

  1. Questions liées aux comptes enregistrés – principales caractéristiques des différents types de comptes enregistrés (REER, CELI, REEE);
  2. Questions fondamentales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) – sept questions très répandues en matière de connaissances financières, actuellement utilisées pour l’IndiceIndice Point de référence ou étalon qui permet d’évaluer le rendement d’un marché boursier, d’une partie d’un marché boursier ou d’un placement unique. Exemples : le S&P/TSX, l’indice S&P/TSX des obligations du Canada.+ Lisez la définition complète ACVM des investisseurs et dans toutes les juridictions membres de l’OCDE;
  3. Questions fondamentales sur les principes et les concepts en matière de placements – les grands principes et concepts sous-jacents aux investissements;
  4. Question relatives à la protection de·votre·portefeuillePortefeuille Ensemble des placements détenus par un particulier ou un organisme. Peut comprendre des actions, les obligations et des fonds communs.+ Lisez la définition complète – comprendre les droits et les responsabilités des investisseurs;
  5. Questions relatives aux coûts d’investissement – les caractéristiques des frais liés aux différents produits d’investissement et services consultatifs.

Résultats détaillés sur les connaissances des Canadiens en matière de placements

Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à assumer la responsabilité de leurs propres placements. Il est plus que jamais important que les gens possèdent les connaissances financières dont ils ont besoin pour participer efficacement aux marchés financiersMarchés financiers Là où l’on achète et vend des placements.+ Lisez la définition complète du Canada.

Le sondage a révélé d’intéressantes lacunes quant aux connaissances que devraient détenir les investisseurs pour connaître le succès.

  1. Environ trois investisseurs canadiens sur dix ont surévalué leurs connaissances financières.
  2. La comparaison entre les autoévaluations qui ont été effectuées avant et les réponses qui ont été données au cours du sondage a démontré qu’environ 3 investisseurs sur 10 (29 %) n’ont pas les connaissances qu’ils croyaient avoir. Environ 14 % détiennent de meilleures connaissances qu’ils croyaient. Les investisseurs dont les attentes correspondaient le moins aux résultats étaient ceux âgés de moins de 35 ans (38 %), ceux qui utilisent un conseiller-robot (40 %) et ceux qui ont une faible réflexion cognitive (35 %).

  3. Les coûts des investissements et la protection des investisseurs étaient les domaines dans lesquels les investisseurs avaient le moins de connaissances.
  4. Les questions ayant obtenu le pourcentage le plus bas de bonnes réponses portaient sur les coûts des investissements (36 %) et la protection des portefeuilles (44 %).

  5. Ce sont les investisseurs autonomes qui détiennent en moyenne le plus de connaissances financières.
  6. En moyenne, les investisseurs autonomes ont répondu correctement à 59 % des questions, comparativement à 52 % pour les investisseurs qui font appel à des conseillers et à 49 % pour les investisseurs qui utilisent un robot-conseiller.

  7. Le niveau de connaissance financière des femmes est moins élevé que celui des hommes.
  8. Les femmes ont répondu correctement à 50 % des questions, comparativement à 56 % pour les hommes.

  9. Il existe des moyens efficaces de réduire l’excès de confiance de certains investisseurs (départialisation).
  10. Trente-et-un pour cent des participants ont revu leur autoévaluation à la baisse après avoir rempli le sondage. Les jeunes investisseurs (âgés de 18 à 34 ans) étaient plus susceptibles de le faire (39 %).

  11. Le Canada affiche l’un des taux de littératie financière les plus élevés au monde.
  12. Selon l’étude « S&P Global FinLit Survey 2020 », 68 % des Canadiens s’y connaissent en finance. Le même pourcentage a été observé pour les questions de l’OCDE (les participants ont répondu correctement à 5 réponses sur 7, en moyenne). L’Australie, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, Israël, les Pays-Bas et la Norvège sont d’autres pays qui affichent des taux de littératie financière élevés (55 à 75 %).

Conclusion

Être au fait de votre niveau de littératie financière et de vos lacunes vous permet de focaliser sur les domaines devant être améliorés et de faire des choix plus éclairés. Les résultats de l’étude sur les connaissances des investisseurs indiquent le niveau de littératie financière d’un large groupe de Canadiens. Ils pourraient vous aider à mieux évaluer vos connaissances en matière de placements.

L’identification des lacunes en matière de connaissances peut contribuer à l’élaboration de ressources ciblant l’éducation des investisseurs. Les résultats de l’étude peuvent également être utilisés pour appuyer les efforts qui sont déployés au niveau de l’engagement et de la sensibilisation et renforcer l’élaboration de politiques au Bureau des investisseurs de la CVMO.

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